August 28, 2010

Uluru (1)

[English]

L’après-midi du 11 août, nous avons commencé par visiter le centre culturel Aborigène. Le guide nous a aussi expliqué beaucoup de choses.

Première vision d'Uluru !!

Pour résumer (ça se veut un résumé mais ça sera une tartine, désolée !)…

Avant l’arrivée des Européens, il y avait au moins 254 pays et 700 dialectes Aborigènes, aussi différents les uns des autres que le Français du Japonais… les pays sont plus étendus au centre de l’Australie à cause de la rareté des ressources. C’est une culture qui se maintien depuis plusieurs millénaires.

A l’origine des temps a eu lieu la création (ça commence toujours un peu comme ça ^^), appelée Tjukurpa dans la langue locale Pitjantjatjara. En anglais, cette création a été traduite « Dreamtime » mais qui est en fait parfaitement réelle pour les Aborigènes (comme pour n’importe quelle autre croyance, en fait).

Dans le centre de l’Australie, les Aborigènes se nomment eux-même Anangu = « we people ».
Au début, le monde était plat et sableux. Puis des êtres gigantesques sont apparus, les Tjukuritja, sous la forme d’hommes ou d’animaux géants qui ont façonné le monde. Par exemple, les rivières sont les traces laissées par les serpents. Puis les Anangu sont arrivés, avec pour responsabilité de veiller sur la terre. La culture Aborigène est donc très ancrée au lieu où ils vivent. Ils sont traditionnellement nomades et se déplacent en fonction des ressources.
Les enfants apprennent des histoires et accumulent ainsi un certain savoir, dont ils sont responsables. Personne ne questionne ou critique quelqu’un qui possède un savoir plus avancé, mais chacun est responsable de l’exactitude de son savoir.

Puis vient une initiation au cours de laquelle les enfants deviennent adultes. Seules les histoires destinées aux enfants peuvent être connues par les non-Anangu, donc nous sommes tous considérés comme des enfants, peu importe l’âge. Après l’initiation, les hommes et les femmes apprennent les affaires secrètes des hommes et des femmes, respectivement. Toutes ces connaissances sont transmises exclusivement oralement, en fait l’écriture est arrivée avec les missionnaires chrétiens. C'est impressionnant de voir comment toutes ces connaissances et ce savoir très complexes ont pu se transmettre pendant tant d'années !!

Vers 13-14 ans, ils doivent aussi connaitre parfaitement 4 à 6 langues, la leur + celles des pays voisins, + 1 ou 2 de pays plus éloignés, et continuer à en apprendre ensuite.
Quelques infos ICI.

Vue globale du rocher, au coucher du soleil

Bref, après le centre culturel, on a été près du rocher proprement dit. Déjà, je dois préciser qu’Uluru n’est pas son vrai nom… en fait, quand les membres du gouvernement ont voulu commencer à faire de la pub pour le rocher, ils ont demandé son nom à des Aborigènes en le pointant du doigt – les Aborigènes ont cru qu’ils pointaient une grotte particulière et ont donc répondu Uluru. C’est donc le nom d’une grotte sacrée et un nom de famille. Sauf que quand le gouvernement s’en est aperçu, c’était trop tard, tout le monde le connaissait sous le nom d’Uluru… Vous pouvez trouver des détails de l’histoire de la gestion du site ICI, au début ça a été assez sanguinolent puis irrespectueux de la culture Aborigène. En 1985, les Anangu ont été reconnus propriétaires du site à condition de le louer au gouvernement. En 1987, il a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour ceux qui se demandent, le r souligné d’Uluru, le t de Kata Tjuta et le n de Anangu correspondent à des sons rétroflexes (t et n) ou r non roulé.

Nous avons commencé la balade "Mala walk" qui fait environ 2km. Le mala est un petit wallaby.
Le parking se trouve près du départ de l'ascension du rocher. Les Anangu (je vais arrêter de souligner les lettres parce que ça prend un temps fou) ne le souhaitent pas, le rocher étant sacré. De plus, c'est dangereux (plusieurs morts et blessés par an). Ce n'est pas officiellement interdit pour ne pas faire diminuer le tourisme... toujours une histoire d'argent. Il y a quand même des gens qui grimpent.

Des gens en train de grimper le long du rocher, en s'aidant d'une chaîne

Au cours de cette balade, le guide nous a raconté les histoires et expliqué l'importance de tel ou tel lieu, ou plante.

Début du Mala walk

Cette grotte dont l'entrée est partiellement fermée par un rocher a été (selon la légende) créée par un Tjukuritja taupe, pour protéger ses petits. Les trous dans la partie haute servant à observer les environs (elle n'était pas aveugle ^^). La grotte contient des peintures mais son accès a été interdit depuis que des touristes se sont mis à ajouter des graffitis.


Puis ça a été tout pour le Mala walk, le reste a été vu le lendemain.
Le soir, nous avons été voir le coucher du soleil sur le rocher, depuis le parking réservé aux bus (il y en a un autre pour les voitures). Autant dire qu'on n'était pas tout seuls. Mais ça se comprend, c'est magnifique !

Les bus de touristes


Le rocher


Notre petit apéro - on avait oublié les plats en métal donc on a du se contenter des planches à découper. Bah, le goût est le même :)


Animation pour voir le changement de couleurs. Les appareils photo, avec la balance des blancs difficile à régler correctement, modifient les couleurs, en vrai ça semble moins rouge, je trouve. Mais sur cette anim c'est assez fidèle, et le même réglage a été utilisé d'un bout à l'autre. Par contre, sans trépied, difficile d'aligner les photos ;)


Photo en pause longue (2s) prise après le coucher du soleil


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