September 1, 2010

Uluru (2)

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L'après-midi du 12, nous avons fini le Mala walk avec le guide puis avons fait le tour du rocher (10 km). Le guide nous a encore raconté plein d'histoires et montré plein de plantes.

Détail de la surface du rocher


Nous avons par exemple vu une grotte (photo) qui était utilisée pour l'enseignement, donc couverte de peintures toutes superposées.

Plus loin, des "wave caves", grottes en forme de vague créées par l'érosion du vent. A l'intérieur, le roc est plutôt gris, c'est la vraie couleur du rocher. Le rouge est dû à l'oxyde de fer en surface.

Wave cave


Une autre était juste utilisée comme cuisine comme en témoigne les symboles d'émeus et les traces de frottement (photo) sur le sol.

Traces d'émeus


Comme plantes utiles, nous avons vu le bush plum (photo), dont le fruit peut être consommé mûr, ou une fois sec et tombé du buisson, peut être moulu en farine. Sec, il est très dur et déformable suite à une lente pression, et peut donc servir comme plombage pour des caries !

Il y a aussi un acacia dont les feuilles ont une fine aiguille à leur extrémité. Cette aiguille diffuse un poison. Donc, plantées dans une verrue, elles la soignent. Pratique !

Acacia


Le gui (photo) qu'on peut trouver sur des eucalyptus a les même modes de dissémination qu'en France, par les oiseaux qui les mangent, digèrent la partie charnue mais pas la graine, puis emmène la graine ailleurs. Cette graine étant collante, elle reste collée à l'oiseau qui se frotte contre les arbres pour s'en débarrasser et la colle donc sur les branches...

Le sticky hop bush (photo) a une odeur assez forte, qui peut couvrir l'odeur de l'homme à la chasse et servir de répulsif pour les insectes.

En route ensuite pour faire le tour. Il y a des zones sacrées où des panneaux nous demandent de ne pas prendre de photo. Donc pour voir la totalité, il faut y aller !


Kantju, un trou d'eau très important (il n'y en a pas beaucoup !), qui concentre l'eau qui ruisselle du rocher quand il pleut




Le rocher est loin d'être lisse...


Plein de trous et de formes bizarres qui sont toutes expliquées par des histoires


Le deuxième trou d'eau


Ici, une histoire explique la présence du lichen et des rochers en bas de la pente. C'est un lézard qui, voyant passer un émeu blessé, au lieu de le tuer et le donner aux chasseurs qui le poursuivaient, ou de le laisser courir, l'a tué et gardé pour lui. Quand les chasseurs sont arrivés, le lézard a menti, puis une fois seul a découpé l'émeu. Les chasseurs, dans le doute, sont revenus, ont vu l'émeu et se sont mis à pourchasser le lézard, qui a fui en grimpant sur le rocher, et en portant les morceaux d'émeu. Les chasseurs ont essayé de le tuer à coups de lance (d'où les trous sur le rocher (pas sur cette photo), puis ont mis le feu autour d'Uluru. Le lézard a fini par laisser tomber l'émeu (d'où les rochers en bas) puis est lui-même tombé, en se râpant les écailles du ventre (d'où le lichen). En tombant, il se râpait de plus en plus et rétrécissait, jusqu'à arriver comme un petit rocher au pied de la pente.

D'un point de vue géologique, Uluru, Kata Tjuta et Attila se sont formés en même temps à partir d'une même couche sédimentaire. Un peu comme dans les Bungle Bungle dans les Kimberley, les sédiments se sont déposés de manière graduelle, les plus grossiers en amont (Kata Tjuta) et les plus fins en aval (Attila) avec Uluru entre les deux. Puis la couche sédimentaire a été fracturée et pliée, basculée à la verticale au niveau d'Uluru et inclinée pour Kata Tjuta. Des failles et l'érosion ont créé les dômes. Pour Uluru, qui fait 348m de haut, il faut imaginer qu'il y a encore 6km de rocher sous terre. Vu du dessus, ça ressemble à ça et on voit bien les couches sédimentaires verticales.

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