Bientot un mois que je suis ici (déjà !!!! aaaaah)
Parce que je suis quand même là pour travailler...

Au labo, mon projet est TRÈS intéressant mais long (plein plein plein de validations donc plein plein plein d’échantillons).
Globalement, il est question de mélanger de la terre et de l’eau + un produit pharmaceutique dans des tubes, et de voir comment le produit se fixe sur la terre (pour étudier les résidus de médicaments qui ne sont pas éliminés dans les stations d'épuration et se retrouvent dans les rivières. Hé oui, mesdames et mesdemoiselles, la pilule par exemple n'est pas entièrement utilisée par le corps, et une partie des hormones se retrouvent à la sortie, et après quelques étapes dans les rivières. Miam miam. Et ensuite, les poissons ont tendance à devenir femelles plutôt que mâles, et dans la chaîne alimentaire, s'il n'y a plus assez de mâles, y a plus de poissons, et plouf tout s'écroule. On va tous mourir. C'est pas des blagues)
Mais, pour ce faire, il me faut un moyen de détection pour repérer et quantifier le produit qui reste dans l’eau (les quantités peuvent être très faibles, mais ces produits agissent à très faible dose, c'est ça le souci)
Ce moyen, c’est
l’HPLC
ou “high performance liquid chromatography” (en anglais èch-pi-èl-si). Qu'est-ce donc...Vous avez peut-être déjà fait cette expérience : des points de feutre sur une bande de filtre à café, le bas du filtre trempé dans de l’eau (ou du vinaigre je sais plus), sans que ça touche le feutre, et puis le liquide monte et les couleurs se séparent (genre pour un point vert, on se retrouve avec une tache jaune et une tache bleue)
Il existe aussi les chromatographies sur colonne, plus efficaces.
La colonne est remplie de sortes de "billes". En gros, on verse les échantillons par le haut, on ajoute le solvant, et on laisse descendre. Les constituants des échantillons sont plus ou moins retenus par les billes, et arrivent en bas à des temps différents.
C'est ces temps qu'on regarde.
Et la HPLC, c'est pareil, sauf que c’est "high performance", la colonne est super étroite et on injecte le solvant sous pression (de bas en haut, en l'occurrence).

Dans mon cas, j'utilise un spectro UV pour détecter et quantifier les constituants. A la fin, on obtient comme un graphique avec une ligne horizontale bien nette et un pic haut et fin pour chaque constituant.
Ça, c'est le cas idéal... parce que, depuis 3 semaines, je galère et que je n'ai rien (gros pâtés / rien du tout en guise de pics).
Mais... peut-être un embryon de solution aujourd'hui ! Yey !
Et sinon, rien à voir avec la choucroute, mais... saviez-vous qu'en Australie, les œufs sont tout souriants ?
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